L’enseignement n’est pas une marchandise. Il ne peut être soumis aux lois du marché et de la concurrence commerciale. Tout ce qui tendrait à l’en rapprocher doit être combattu, pour que chaque citoyen conserve les moyens de sa liberté.



Les Chiroux

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chiroux.jpg Pierre Stassart préside depuis 2001 le Centre Culturel des Chiroux, dont il est administrateur depuis 1995.

En quoi consiste la fonction de président ?

Le président supervise, en interaction avec l’équipe et son animateur directeur, Lucien Barel, et en collaboration avec le Conseil Culturel présidé par Christian Mans, la politique générale du Centre Culturel.

C’est une fonction enthousiasmante, parce qu’elle permet tout à la fois d’avoir une vue d’ensemble de l’activité du Centre Culturel, qui est immense et de participer activement. Recherche de moyens, promotion des collaborations, recherche de solutions en toutes sortes font que le président a rarement le temps de s’ennuyer. De plus il s’agit avant tout d’un travail en équipe.

L’interaction du président et de l’animateur directeur est fondamentale pour le fonctionnement du centre : l’un est le référent de l’autre, ce qui est toujours précieux car la solitude dans le processus décisionnel amène naturellement plus d’erreur. De plus je suis en contact avec les membres de l’équipe, et chaque discussion est pour moi source d’intérêt, et de ressourcement. Pour les choix de nature esthétique cependant, le Président n’intervient quasiment pas.

Dans ce cas c’est l’interaction entre l’équipe et le conseil culturel qui prédomine. Cela garde intact le plaisir de la découverte des projets, et aussi la capacité à écouter les réflexions des visiteurs et des usagers.

Tout cela a l’air idyllique. Vous n’avez jamais de regrets ou de vague à l’âme ?

Si, j’ai un énorme regret, et il est permanent : nous avons tellement d’activités qu’il m’est impossible d’assister à toutes ! Mais il faut en prendre son parti. C’est la marque de l’activité du centre.