L’enseignement n’est pas une marchandise. Il ne peut être soumis aux lois du marché et de la concurrence commerciale. Tout ce qui tendrait à l’en rapprocher doit être combattu, pour que chaque citoyen conserve les moyens de sa liberté.



Le Conseil Communal

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hotelvil.jpg Pierre Stassart est Echevin de Liège.

Elu pour la première fois au Conseil Communal en octobre 1994 avec 778 voix de préférence.

Réélu en 2000 avec 933 voix et en 2006 avec 1191 voix de préférence.

Le Conseil Communal compte onze commissions, à savoir la commission du bourgmestre, une pour chacun des neuf départements, et la commission du budget.

Avant d’être élu Echevin de l’Instruction Publique, Pierre Stassart a été membre des commissions suivantes :

  • Bourgmestre
  • Instruction Publique
  • Culture
  • Urbanisme et environnement
  • Finances et propreté
  • Affaires économiques, personnel et logement
  • Budget.

Le rôle des commissions est de préparer le Conseil communal. Un Conseil compte d’habitude à son ordre du jour de 150 à 250 points différents, souvent avec des subdivisions. Il est évident que le conseil ne saurait les aborder tous en détail ; c’est donc dans les commissions que se fait la plus grande partie du travail.
Les conseillers peuvent également assister au travail des commissions dont ils ne sont pas membres.

La commission du bourgmestre traite d’une part des points relatifs à la police communale et d’autre part des affaires générales. Elle est un lieu où une vision globale de la politique communale est possible. De nombreux sujets d’intérêt général y sont évoqués, que ce soit à l’initiative du bourgmestre ou des conseillers.

La commission de la culture traite de la politique culturelle en général et notamment des subsides aux institutions ou associations culturelles, ainsi que des conventions permettant l’organisation d’évènements culturels où la Ville est partie prenante. (Les occupations de la voie publique restent cependant du ressort de la commission du bourgmestre). La commission est également en charge du tourisme et des musées liégeois, dont l’inventaire compte plus de 120.000 pièces.

La commission de l’urbanisme traite des réglements d’urbanisme, des plans communaux d’aménagement, du classement des immeubles ou sites remarquables, des parcs et plantations communales, de l’aspect urbanistique de l’aménagement des espaces publics (la réalisation proprement dite relève cependant de l’échevinat des travaux)…

La commission du budget examine les comptes et bilans de la Ville de Liège ainsi que les budget ordinaire et extraordinaire, ainsi que les cahiers de modification budgétaire.

Le budget de la Ville de Liège consiste en de très nombreux articles, tant en recettes qu’en dépenses, qui font l’objet d’un examen souvent minutieux en commission, où des représentants des échevinats et des départements sont présents pour expliquer le contenu de leurs articles budgétaires, ou justifier leurs choix.
La commission responsable, pour des raisons d’attribution de compétences scabinales à la fois de la propreté, de la politique immobilière et des finances (hors les budgets et taxes qui se traitent à la commission du budget) traite de la collecte des déchets (dont le traitement est de la responsabilité de l’intercommunale Intradel), de la propreté publique (règlements de propreté publique) organisation du nettoyage des espaces publics… et de la politique foncière de la Ville (achats et ventes de biens communaux).

La commission des affaires économiques du personnel et du logement traite des statuts, traitements, cadre et nomination du personnel communal, de la politique du logement, et en particulier de son aspect social, et de l’établissement d’activités économiques sur le territoire de la Ville, gestion des aspects commerciaux du centre ville, ainsi que des foires et marchés.

Pierre Stassart a été Président de la Commission de la Culture du Conseil Communal de Liège. (1995-1999)

A quoi sert le président de la Commission de la Culture ?

Le Président de cette commission a un rôle d’incitation et de communication, outre sa fonction première.
Celle-ci était plus particulièrement importante pendant la législature communale concernée, car il y avait des membres d’extrême droite dans la commission, comme au conseil. Leur caractère anti-démocratique se doublait très naturellement d’un caractère anti-culturel, et plus encore anti-interculturel.

C’est la responsabilité du président dans une telle configuration d’empêcher un show de l’extrême droite contre la politique culturelle en général, ou en faveur de politiques discriminatoires éventuellement fondées en apparence sur un retour à telle ou telle tradition.

Empêcher que la commission s’engage dans ces faux débats, et ne laisser à leurs auteurs d’autre espace d’expression que celui prévu par le règlement, mais mettre ces propos en exergue dès lors qu’ils dérapent et sont de nature à tomber sous le coup de la loi réprimant le racisme,l’antisémitisme et la xénophobie, c’était ma tâche comme président de la commission de la culture, comme c’était celle de plusieurs collègues présidents de commission, et aussi celle du bourgmestre.

Nous n’avons pas trop mal réussi, vu que l’extrême droite a disparu du conseil communal à l’élection de 2000. Le fait qu’ils n’aient pas pu faire du conseil communal et de ses commissions une tribune, n’y est pas étranger, non plus que l’attitude de la presse, qui ne relayait pas leurs discours, au contraire de ce qui s’est fait en Flandre.